© Stéphane Trapier

J'existe (foutez-moi la paix)


texte et musiques Pierre Notte avec Marie Notte, Pierre Notte accompagnés de Paul-Marie Barbier
afficher toute la distribution

durée 1h30

20 oct. - 21 nov., 20:30
salle Roland Topor

dimanche, 15:30
relâche les lundis et les 25 oct. et 11 nov.


[PDF]> télécharger le dossier de presse

Lui : Tu poursuis ton pauvre petit rêve d’amour possible. Elle : J’en ai ma claque d’enjamber les victimes de l’amour.

Certaines questions méritent d’être posées. « Pourquoi je ne suis pas Catherine Deneuve ? », se demande une jeune femme qui attend beaucoup de la vie. N’a-t-elle pas le droit elle aussi d’être une star ? D’ailleurs elle chante plutôt bien. Oui, mais elle n’est pas Catherine Deneuve. Aussi envisage-t-elle le suicide. Puis se ravise : elle pourrait se faire mal en attentant à ses jours. Elle choisit donc la prostitution. Le sexe, c’est moins risqué. Sauf que le trottoir, ce n’est pas vraiment ce qu’elle imaginait... Et de songer à nouveau à se jeter par la fenêtre. Voilà qu’elle rencontre Jean-Paul Sartre, lequel s’obstine à l’appeler Simone. Pas d’accord, elle décide finalement d’être elle-même. Joué et chanté par Pierre et Marie Notte, ce cabaret sensible, plein de grâce et de charme aborde avec humour et légèreté la question du sens que chacun souhaite donner à sa vie.

[ERRATUM]> Le spectacle initialement prévu à 21h aura lieu à 20h30. L'horaire des dimanches est maintenu.

production Les Déchargeurs/le pôle – Lee Fou Messica et Ludovic Michel
coréalisation Théâtre du Rond-Point
chansons Éditions Les Déchargeurs/le pôle – Pierre Notte

Cette oeuvre a bénéficié de l'aide du Fonds de Création Lyrique.
La culture avec la copie privée.

En ce moment sur
ventscontraires.net
La revue collaborative du Rond-Point
Il y a 9h
 

- Alors, la Lise, ça fait un bail ! Depuis quand on n't'a pas vue ?
- La crise, mon p'tit Michel, la crise.
- À qui le dis-tu... M'enfin quand même, dans ta branche, ça se fait pas trop sentir, à ce qu'on dit ?
- C'qu'on dit, c'est une chose, c'qu'on vit, c'en est une autre. La culture, ça nourrit pas et les musées, ça coûte.
- Quand même les Jap', les richards du Golfe ? Et les Russes, on voit qu'eux !
- Oui oui ils se bousculent au bastingage, mais pour causer, c'est une autre paire de manches. Je m'ennuie, Michel, je m'ennuie !
- C'est pour ça que tu reviens, tiens : pour causer avec le Michel en bon français dans le texte !
- Eh eh, on ne peut rien te cacher.
- Tu vois, moi aussi j'm'ennuyais. Commençait à me manquer, ton accent !
- Dis-donc, je l'ai perdu, mon accent, tu pousses là !
- Teu teu, que tu crois, mais moi, j'ai l'oreille musicale et quand tu causes, ça chante, j'te dis.
- Sacré Michel, l'oreille musicale... on aura tout vu, toi qu'a fait le conservatoire avec Adamo dans un joukeboxe.
- C'est pas tout, mais qu'est-ce que je te sers, ma grande. Une p'tite mousse ?
- Allez... (bruit du flot sorti du bec, verre raclé à la spatule. Col blanc pour dame en noir)
- Attention, ma grande, tu t'es fait une moustache.
- Ah... la première gorgée de mousse... ben tu vois, mon Gérard, 500 ans de gloire, ça vaut pas un plaisir minuscule.
- Ah qui le dis-tu ! J'échangerais pas mon zinc contre tout l'or du Louvre.


Retrouvez le théâtre du Rond-Point sur Facebook